Abordé par beaucoup comme un leitmotiv, la majorité de la population Malgache (près de 80% selon les données disponibles) serait dans le secteur de l'agriculture.
Ces données qui semblent immuables à travers le temps (soit parce que ces chiffres sont restés profondément ancrées dans l'inconscient collectif et auprès des politiques qui s'en servent comme tremplin, soit parce qu'aucune statistique à jour n'a permit de remettre ces éléments à jour), interrogent. Comment un pays majoritairement agricole, avec des superficies exploitables à perte de vue et des espèces végétales caractéristiques et innombrables, peut-il en effet, en une cinquantaine d'années, avoir perdu subitement son statut d'exportateur privilégié de produits agricoles et de commodité. Comment, avec avec tout le potentiel disponible a-t-on pu laisser échapper des opportunités d'amélioration de productions et de techniques agricoles?
Pour mieux comprendre, l'interrogation devraient être inversée: comment la Grande Ile a-t-elle procédé jusque dans les années 60 à 70, pour trôner impérieusement sur le marché international du café, du litchi, de la vanille, du girofles, du pois du cap, du riz rouge, etc.?
Autres temps autres mœurs, le terrain s'y prêtait alors, les terres cultivables étaient riches et ne nécessitaient pas forcément les mêmes techniques de production qu'aujourd'hui, elles étaient travaillées intelligemment, la concurrence était il faut le dire, soit faible soit très gérable... et surtout, Philibert Tsiranana, instituteur de son état et Président de l'époque, avait ordonné la mise en place dans chaque "fokontany" ou plus globalement Commune, d'Inspecteurs de "qualité". Les moindres défaillances, maladies de plantes, étaient circonscrites à la Commune concernée et adressées dans les plus rapides délais.
Depuis, les priorités semblent avoir changé. Le secteur du service semble petit à petit avoir pris le pas au fil des générations, en sautant sans logique compréhensible celui de l'industrialisation.
Depuis, faute d'entretien et d'investissement, les terres se sont progressivement appauvries, les plants n'ont pas été renouvelés, des maladies sont apparues sans avoir pu être correctement traitées (cas du pois du cap, des oranges, etc.), les producteurs ont par ailleurs, priorisé d'autres aspects que le renouvellement des équipements de productions devenus vétustes, la concurrence internationale n'a pas attendu la révolution technologique pour s'inviter sur l'échiquier.... autant de facteurs qui ont finalement contribué à la perte de vitesse productive.
Tout est-il perdu pour autant? La réponse semble évidente. Avec un vivier de plusieurs centaines d'Ingénieurs agronomes moulés aux différentes écoles supérieures et facultés, qui pourraient intelligemment être répartis dans les zones en besoin (plus facile à imaginer qu'à réaliser ceci dit), avec un potentiel encore large de terrains, de présence d'organismes d'appui au secteur agricole et productif, avec des particularités de terroirs spécifiques, la disponibilité de ressources en faune et flore, le nombre incalculable de plantes endémiques non encore valorisées, il semble clairement que tout reste à fair et que tout soit encore très possible pour le pays.
C'est donc tout naturellement que Hoag Target a misé sur ce secteur en plein devenir. Un secteur pour lequel la synergie de bonnes volontés, l'élaboration de bonne stratégies et l'octroi de bons outils, techniques et autres ingrédients ne peut que contribuer à une relance prometteuse pour le pays.
L'ambition est grande mais sa bonne réalisation se fera pas à pas et étape par étape. Elle est aussi inconditionnellement collective.
Ensembles pour un secteur agricole normalisé et rénové pour Madagascar!
Pour plus d'info, visitez notre site sur www.hoagtarget.com

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